Tu tais ce qui te fait vivre
Tu attends quelque chose qui te délivre
Tu tournes autour du pot
En silence tes organes pétrissent des mots
Tu tiens le bâillon fermement appliqué sur tes lèvres
Aucune parole, penses-tu, n’aura la vérité de ta fièvre
Ton palais est devenu la cour du prisonnier
Dans laquelle ta langue accomplit des cercles saisonniers
Tes yeux sont fixes, ta bouche est close
Rapproche-toi de ta source et ose
Les mots sont morceaux de ta chair
Accepte qu’ils rencontrent le ruisseau fertile de l’air
Ouvre livre lâche déleste
Laisse libre délie dénoue
Découd tes cris desserre étire
Étreins le temps dérive et dis

